Publié le 16 septembre 2010 par Julien
Lors d’une conférence donnée hier, bien nommée « Intel Fellows: Live and Uncensored!« , les gars de chez Intel ont montré leur profond désaccord avec la politique phare de Google : le cloud computing.
Le premier argument de ces messieurs tourne autour des capacités de bande passante : ils imaginent un futur où tous les ordinateurs utiliseraient des applications à distance. Le chaos, en somme, vu que la bande passante, même en fibre optique, n’est pas illimitée.
Ensuite, c’est la limite de stockage qui est pointée du doigt : stocker ses documents, d’accord, ses photos, d’accord, mais quid d’un projet de « seulement » 800 Mo ? Devra-t-on attendre que le serveur sur lequel il est hébergé nous en donne l’accès ?
Un des journalistes présents à la conférence a comparé cela à nos ancêtres les ordinateurs à cartes perforées : rien ne se faisait en local, on insérait une carte qui envoyait une demande d’exécution d’ordre, ordre exécuté par une processeur central qui envoyait les résultats au client très très patient…
Enfin sont venues les questions de loi et d’espace privé : quelle législation pour un serveur aux Etats-Unis dont on accèderait en France ? Comment mettre dans la tête du public, heureux d’avoir son « ordinateur personnel » depuis une vingtaine d’année, que tout se passera ailleurs, sur un serveur dont il n’est pas propriétaire ? Il n’y a pas encore de véritable réponse puisque tout cela n’est pas encore d’actualité, mais ce sont indéniablement de véritables problèmes.
Des questions fort intéressantes donc, et qui pointent les principales failles de Chrome OS. Laissons sa chance à Google pour voir comment cela va se mettre en place, mais d’ici là, qu’en pensez-vous ?
Via : The Register